Tests de Filets innovants à Boucan-Canot : Démarrage des tests pour six mois

publié le 5 février 2018 (modifié le 6 février 2018)

Les tests sur 3 prototypes innovants de filets d’exclusion, sur 30 mètres linéaires chacun, ont démarré le 1er Février 2018 sur la plage de Boucan Canot.

Sous la conduite du Centre de Ressources et d’Appui pour la réduction du risque requin (CRA), ces tests dureront 6 mois. Ils visent à évaluer les solutions proposées par 3 sociétés prestataires implantées localement et sélectionnées courant 2017 : Subsea-Tech, Coqueret Fabien SASU et Eiffage.
Le mois de février 2018 sera consacré à une phase de mise au point, pendant laquelle les entreprises ont le droit d’intervenir autant qu’elles le souhaitent pour réparer et modifier les structures.
Au-delà, de mars à juillet 2018, sur la base d’interventions encadrées par le CRA, toute modification et réparation sera enregistrée pour contribuer à l’évaluation technico-économique finale de l’efficacité des filets et des conditions de maintenance.

Ces tests s’inscrivent dans une démarche opérationnelle du CRA de recherche de solutions techniques innovantes concernant les dégradations liées à la zone de déferlement des vagues, en faible profondeur, fortement exposée aux sollicitations énergétiques et à l’usure. Ils permettront d’évaluer finement la facilité de mise en œuvre, d’entretien ainsi que leur mise en sécurité lors de fortes houles.
Les résultats alimenteront les réflexions de la mairie de Saint-Paul, et de son assistant à maitrise d’ouvrage, dans la perspective d’une remise en service en 2018 des filets de protection de Boucan Canot et des Roches Noires. Toutes les collectivités ou porteurs de projet pourront s’appuyer sur ces résultats technico-économiques pour envisager la sécurisation de nouveaux sites.

L’installation de ces filets a démarré le 12 décembre 2017 par la pose des chaines-mères. Les travaux ont été suspendus en janvier 2018, suite aux congés du BTP et aux conditions cycloniques ayant retardé leur mise en oeuvre.

Le CRA rappelle qu’il s’agit de prototypes en phase expérimentale qui ne couvrent pas l’ensemble des zones d’activités nautiques et de baignade. Les dispositifs testés n’assurent pas la sécurité des usagers de la mer.