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Communiqué CAPREQUINS 2

publié le 15 octobre 2015

Capture d’un requin blanc en baie de Saint-Paul le 15 Octobre 2015

Ce matin, aux alentours de 5 heures et demi, un grand requin blanc de 3 mètres 90 pesant environ 350 kg a été prélevé à la palangre verticale avec alerte de capture dans la baie de Saint-Paul. Cette capture s’est opérée sur un engin de pêche du programme expérimental de pêche ciblée de requins côtiers (Cap Requins 2), situé à 300 mètres du littoral et par 16 mètres de profondeur.

Une fois l’alerte de capture reçue, le pêcheur mandaté s’est rendu sur zone. A la remontée de la ligne, le pêcheur a découvert un requin de grande taille et d’identification inconnue par rapport aux espèces rencontrées habituellement autour de La Réunion. Le requin montrait des signes avancés de fatigue,après s’être emmêlé dans la ligne lors de sa capture.

Conformément au protocole défini dans Cap Requins 2, le pêcheur mandaté a pris l’attache du coordonnateur technique et opérationnel du programme qui lui même s’est rapproché du CRPMEM afin de connaître la suite à réserver à cette capture.
De par la taille de l’individu et de son état agonisant, sa ressemblance avec le grand requin blanc, considéré comme une espèce dangereuse pour l’Homme, la faible profondeur du lieu de capture ainsi que sa proximité avec les lieux d’activités nautiques et touristiques de l’île dans un contexte de début de vacances scolaires, le CRPMEM de La Réunion a décidé par mesure de précaution de procéder à son prélèvement et à sa valorisation scientifique aux fins d’une meilleure connaissance de l’espèce, d’analyses génétiques, de la recherche de connectivité avec l’état des populations et de compréhension des comportements alimentaires…

Lors de sa débarque au Port de la Pointe des Galets, l’identification de l’espèce a été confirmée. Il s’agit d’un grand requin blanc, capture atypique à La Réunion. C’est d’ailleurs la première fois que cette espèce est formellement identifiée localement. Néanmoins, la présence de requins blancs aux abords des côtes de La Réunion avait déjà été relatée, cette espèce étant connue pour sa faculté à se déplacer sur de très grandes distances en océan Indien, comme l’ont montré les suivis d’individus marqués entre l’Afrique du
Sud et l’Australie, via les Mascareignes.